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LE CINÉMATOGRAPHE APRÈS LA FIN DU MONDE

L’atelier de réalisation projette ses films de fin d’année.

Pendant 5 mois, nous nous sommes penchés sur la question de la "fin du monde humain". Nous avons mené des réflexions théoriques et des expérimentations cinématographiques, entre hologrammes et Anthropocène, sur la possibilité de sa représentation. A l’issue de ce travail, les étudiants, en petites équipes, ont réalisé quatre films que nous vous présenterons le vendredi 6 octobre 2017, à 20h30, en salle Dussane. Courts métrages de science-fiction « low-tech », cinéma d’une réalité étrange, documentaires d’anticipations, nous discuterons avec vous, à l’issue de la projection des définitions que suggèrent la diversité de ces propositions plastiques.

Au plaisir de voir y voir nombreux !

L’atelier.

Vendredi 6 octobre 2017, à 20h30, en salle Dussane

Programme :

A Travers l’œil du Temps, réalisé par Aurélien Hamard Padis, Estela de Souza Basso et Aliénor Coron, environ 5’

L’humanité a disparu. Le Temps, dont l’existence même est menacée, tente d’en reconstituer les dernières traces, dans un paysage désolé, via l’observation de phénomènes naturels apparemment anodins. Le souffle du vent, la pluie sur le sol, des fleurs : autant d’éléments avec lesquels il tente de reconstituer, comme un puzzle, l’image de la femme qui jadis affronta son regard.

The make of all things, réalisé par Clémence Hallé, Andreea Tudose et Giacomo Raffaelli, environ 6’

The Make of all things s’inscrit dans un ensemble diversifié de travaux, entre performances et arts visuels, sciences et fictions, qui suivent l’entreprise scientifique pour redéfinir la dernière unité de mesure universelle encore représentée par un objet physique. Le prototype international du kilogramme est nettoyé d’après une procédure stricte afin de maintenir sa masse de référence, un rituel que seule une femme ingénieure du Bureau International des Poids et Mesures peut performer. Ainsi le court-métrage interroge-t-il la tentative acharnée d’étalonner toutes choses à un standard malgré ses incertitudes relatives.

Éléments de cosmographie dynamique des espèces antécédentes, Lucie Leszez et Zakaria Sedrati, environ 8’

Des images étincellent. Des regards et des mondes parallèles clignotent, s’embrasent. Et nous les embrassons. D’où nous tirent ces images ? Nous vivons dans une décharge temporelle où stagnent, jetés, des images et morceaux du passé et du futur. Notre présent est celui du tas, de l’amoncellement. Les explorations temporelles ont été victimes de leurs propres projections. Où sommes-nous par rapport à ces images ? Elles ne sont pas perdues. Nous le sommes et elles nous ont trouvées. Elles pourraient tout aussi bien nous précéder que nous succéder. Leur pouvoir de succion rassemble les cendres dispersées des vieux mondes, de nos continents émiettés.

20,6 megapixels, Alice Rosenthal, Anaëlle Guillerme et Jules Comart, environ 8’

Dans une société futuriste où il n’y a plus assez de ressources pour nourrir les Terriens, la moitié de la population est tirée au sort pour être désintégrée. Ces derniers continuent d’exister mais uniquement sous forme numérique en apparaissant sur les différents écrans disponibles. Ils peuvent toujours communiquer avec les autres humains, mais sans contact physique... Les rapports classiques entre les individus sont donc bouleversés.

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