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Cours et séminaires 2016-2017

Sauf exception précisée, tous les enseignements sont accessibles aux élèves et étudiants de tous niveaux. Sont présentés d’abord ceux qui sont les plus accessibles aux étudiants et élèves sans grande expertise, et notamment à ceux de première année ; puis les enseignements destinés en principe aux élèves et étudiants plus avancés (niveau master), voire très avancés (enseignements techniques de musique ; séminaire doctoral SACRe). Viennent enfin les enseignements proposés par des professeurs associés au département en partenariat avec d’autres institutions.

Attention : certains enseignements sont pluridisciplinaires – consultez les pages des différentes disciplines pour être certains de trouver votre bonheur.

Cours d’initiation, particulièrement recommandés
aux élèves et étudiants de première année

Cours d’introduction à l’histoire de l’art contemporain : Art et civilisation du pétrole depuis 1945
Béatrice Joyeux-Prunel
S1 (hebdomadaire), 6 ECTS
Code GPS : ARTS-IN-HAJP7-S1

Ce cours, ouvert à tous, propose une relecture transversale de l’histoire des modernités artistiques depuis 1945, sous l’angle pétrolier. Il interroge l’intrication complexe entre art et civilisation du pétrole, sans se limiter aux liens entre capitaux pétroliers et collectionnisme. L’art, moderne plus encore qu’ancien, n’a pas échappé aux logiques d’une économie mondiale d’extraction et de prédation dont la géopolitique du pétrole est devenue la matrice principale depuis les années 1920. Derrière la partie la moins invisible, celle des collections financées par des capitaux pétroliers, il y a aussi une géopolitique dont l’art a été victime ou complice, de l’implication du MoMA, gouverné par la dynastie Rockefeller, dans l’assagissement (par muséalisation) de mouvements anti-impérialistes mexicains dès la fin des années 1920, à la conquête par les monarchies du Golfe des pages culturelles des journaux occidentaux depuis les années 2000, en passant par la « chute » symbolique de Paris face à New York, alors que les vols transatlantiques se généralisaient. Il s’agit encore d’observer comment de nombreux artistes, et leurs œuvres surtout, ont « pensé » une civilisation où la mobilité, les matériaux, les circulations d’argent et la géopolitique mondiale sont inféodés à une seule matière première. Comment lire les plastics du nouveau réalisme et les pneus de l’avant-garde européenne et néo-dada des années 1957-1968, alors qu’eux-mêmes étaient souvent marginalisés des sociétés de consommation et de la croissance des Trente Glorieuse ? Que dire de la révolution des pigments à l’œuvre dans le pop art, dont il faut interroger aussi le rapport ambigu à la civilisation de l’automobile ? De la réflexion du Land Art et de l’Arte Povera sur la nature ? Pourquoi l’oubli puis le retour de la problématique pétrolière dans l’art des années 1980, et les années 2000 ?

MARDI 11H15-13H15, SALLE DES ACTES.
PREMIÈRE SÉANCE : 27 SEPTEMBRE.
VALIDATION PAR DOSSIER ÉCRIT : Commentaire d’une oeuvre au choix à remettre au format doc ou pdf avant le 21 décembre.


Cours méthodique d’histoire de l’art et/ou préparation INP
Béatrice Joyeux-Prunel et Nadeije Laneyrie-Dagen, avec la participation de Charlotte Guichard
S1 et/ou S2 (hebdomadaire), 6 ECTS par semestre
Code GPS : ARTS-IN-HALD4-S1 / ARTS-IN-HAJP2-S2

Limité à 25 personnes, avec un suivi assidu exigé pour un cours très « prenant », cet enseignement s’adresse à des élèves et étudiants qui veulent bénéficier d’un enseignement d’histoire de l’art (Occident) structuré chronologiquement et allant de la Préhistoire au XXIe siècle, au fil des deux semestres – la participation peut se borner à un semestre. Il concerne d’autre part (l’implication des étudiants devant être à la mesure de celle des enseignants, qui les suivront de façon très proche) des élèves, étudiants de l’ENS, ou extérieurs à l’ENS recrutés (avant le 1er octobre) par Béatrice Joyeux-Prunel, décidés à préparer le concours de l’Institut national du Patrimoine. La perspective est double : connaissance des mouvements et des œuvres, connaissance des aspects muséographiques. Le cours ne se répète pas d’une année sur l’autre et l’on alternera en 2016-2017, au premier semestre tout au moins, monographies sur une période, visites en musée (moins régulières que l’an passé), fils thématiques de longue durée.

JEUDI 10H00-12H30, SALLE WEIL.
PREMIÈRE SÉANCE : 29 SEPTEMBRE (S1), 2 FÉVRIER (S2)
Ce cours étant lié à un enseignement de concours, il est susceptible de continuer sous des formes spécifiques et facultatives (visites) en janvier et durant les semaines d’interruption de cours (fin octobre et mi-février).
Validation par travail écrit sur table. Assiduité indispensable.
NB LES INSCRIPTIONS SONT À PRÉSENT CLOSES.


« Mundus Novus » : l’art du XVIe siècle au regard de l’histoire ?
Nadeije Laneyrie-Dagen
S1 (hebdomadaire), 6 ECTS
Code GPS : ARTS-IN-HALD5-S1

On est toujours rattrapé par ses origines. Historienne de première formation, je me suis préoccupée ma carrière durant de travailler la forme, sa signification propre ; d’examiner, aussi, les œuvres comme des indicateurs culturels, et des objets susceptibles d’être abordés du point de vue anthropologique. Il n’est pas question de renoncer à de telles approches. L’écueil, cependant, est d’oublier l’histoire : y compris l’histoire factuelle. Histoire technologique (optique, mediums), commerciale (la production artistique est un commerce), mais donc aussi, histoire militaire (les guerres d’Italie), politique (des monarchies achèvent de se constituer et s’opposent les unes aux autres) et, bien sûr, géographique (les Découvertes – le « Nouveau Monde ») et religieuse (de la crise savonarolienne à la Saint-Barthélemy). Et si – ce qui est à présent une forme d’interdit – on osait relire les « images » comme des images : l’écho des événements et des préoccupations de leur temps, celui, pour le XVIe siècle, des crispations religieuses, identitaires déjà, et de la mondialisation commençante ?

MARDI DE 9 H À 11 H, SALLE DES ACTES.
PREMIÈRE SÉANCE : 27 SEPTEMBRE.
VALIDATION : COMMENTAIRE D’UNE ŒUVRE, PAR ÉCRIT, À REMETTRE AVANT LE RETOUR DES CONGÉS DE NOËL.


Séminaire de tutorat
Nadeije Laneyrie-Dagen
Annuel, 3 ECTS
Code GPS : ARTS-IN-HALD6-A

Destiné aux élèves et étudiants en tutorat avec N. Laneyrie-Dagen. Rencontre mensuelle autour d’un programme de lecture ou de visite d’expositions. Séance interactive, en forme de discussion entre les étudiants, et qui doit être préparée par tous (lecture ou visite). Les séances auront lieu le mardi après midi, selon un calendrier fixé à la rentrée, et elles pourront se combiner avec la « séance ++ » réservée aux étudiants préparant le concours de l’INP.

UN JEUDI PAR MOIS, HORAIRE À FIXER EN FONCTION DES EMPLOIS DU TEMPS DES ÉTUDIANTS, ENTRE 14 ET 19 HEURES (DURÉE DEUX HEURES), SALLE WEIL .
PREMIÈRE SÉANCE : 17 NOVEMBRE 2016.

Enseignements particulièrement destinés aux étudiants avancés :
séminaires de masters notamment, et au-delà

Séminaire Artlas 2016-2016 : Biennales du Sud
Béatrice Joyeux-Prunel
S1 et S2 (insécable), 6 ECTS
Code GPS : ARTS-MM-HAJP3-A

ARTL@S (www.artlas.ens.fr) est un projet d’histoire transnationale des arts, qui met à disposition des chercheurs une base numérique de catalogues d’expositions partout dans le monde aux XIXe et XXe siècles. Nous formons les étudiants aux approches géographiques, quantitatives et transnationales, et aux problématiques diverses de l’histoire mondiale. Après quatre années focalisées sur les circulations artistiques transnationales et leur traçabilité (2012-2013 sur les « Périphéries », 2013-2014 sur l’Amérique latine, 2014-2015 sur l’Afrique et 2016-2016 sur les pays arabes), le groupe entame une étude des circulations mondiales dans le cadre des biennales. Les biennales sont étudiées le plus souvent de manière monographique, alors qu’elles constituent un point de vue exceptionnel sur la mondialisation artistique sur plus d’un siècle. Depuis les années 1890, les biennales ont en effet donné le pouls régulier de la scène internationale de l’art, des arts plastiques à la musique et la performance, comme de sa géopolitique – c’est souvent pour sortir d’une situation « périphérique » que des biennales (voire des Triennales et des Quadriennales) furent fondées, de Venise (1895) à São Paulo (1951), Tokyo (1952), Kassel (Documenta 1955), Alexandrie et Lubljana (1955) et même Paris en 1959, Varsovie (1966), Medellín (1968), jusqu’à Istambul (1987), Sharjah (1993) et Shanghai (1996). Tout en invitant des spécialistes qui nous aideront à mieux comprendre l’état actuel de la recherche sur les circulations au sein et entre biennales sur la longue durée, le groupe poursuivra une collecte systématique de catalogues de quelques « Biennales du Sud », Alexandrie (Egypte), Venise et São Paulo, commencée en 2015-2016. Paula Barreiro-Lopez, Pr. invitée du Labex TranferS, en mai juin 2017, et Ana Paula Simioni, Pr. à l’université de Sao Paulo, présente au premier semestre 2016-2017, accompagneront nos travaux.

LE JEUDI DE 13H30 - 16H, SALLE DE L’INSTITUT D’HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE (45 RUE D’ULM, ESCALIER D, 3E ÉTAGE).
3 FOIS PAR MOIS, VOIR LE PROGRAMME COMPLET SUR LE SITE DE ARTL@S.

VALIDATION : 6 ECTS, SUR PARTICIPATION RÉGULIÈRE ET CONTRIBUTION CONCRÈTE AUX TRAVAUX DU GROUPE. L’ANNÉE SE TERMINERA PAR UNE JOURNÉE D’ÉTUDES.


PostDigital : arts et sciences face à la culture numérique
Béatrice Joyeux-Prunel (coordination)
S1-S2 (insécable) bimensuel, 6 ECTS.
Séminaire tournant entre l’ENS, l’Ensba et l’EHESS.
Code GPS : ARTS-MM-HAJP6-A

PostDigital est un programme exploratoire de recherche et de réflexion sur ce que la généralisation des technologies numériques, désormais acquise (d’où le terme « post » digital) fait à nos manière de vivre et de sentir. C’est une collaboration entre l’ENS, l’Ensba et l’EHESS. Le noyau de l’équipe est formé par Béatrice Joyeux-Prunel, Alexandre Cadain (jeune créateur), Chloé Galibert-Laîné (ENS/SACRe), André Gunthert (EHESS, culture visuelle) et Vincent Rioux (Ensba, pôle numérique).
Deux fois par mois, l’équipe organise des rencontres et des ateliers avec des artistes et des théoriciens concernés, quels que soient les domaines, en commençant toute réflexion par un dialogue avec la création. En cette deuxième année, les réflexions partiront de l’impression généralisée d’un progrès constamment accéléré, d’un futur toujours plus proche, ce fast forward qui gouvernerait l’économie, la culture et les manières de vivre, et dans lequel nous auraient plongés les technologies numériques. En parallèle sont organisées des expositions : ainsi celle de l’artiste Grégory Chatonsky à la Bibliothèque des Lettres de l’ENS, cet automne. L’équipe collabore avec le projet INGAME animé à l’ENS par Guillaume Grandjean (voir onglet séminaire d’élèves). Contact : B. Joyeux-Prunel. Plus d’informations sur la page du séminaire ou sur www.postdigital.ens.fr.

DEUX LUNDIS PAR MOIS, L’APRÈS-MIDI (SELON LES SÉANCES).
PREMIÈRE SÉANCE LE 3 OCTOBRE, PUIS LES 17 ET 21 OCTOBRE, 7 ET 21 NOVEMBRE, 5 DÉCEMBRE 2016, 9 ET 23 JANVIER 2017, 20 FÉVRIER, 6, 20 ET 27-29 MARS, 24 AVRIL, 15 MAI ET 5 JUIN.
SÉMINAIRE SUSCEPTIBLE D’ÊTRE VALIDÉ DANS LE CADRE DU DIPLÔME ET DANS CELUI DE MASTERS OU DOCTORATS. LA VALIDATION SE FERA DANS LE CADRE D’ATELIERS ET D’UN TRAVAIL COLLABORATIF EN LIGNE SUR LE SITE DU PROGRAMME.


Groupe de travail « Séance ++ » : préparation au concours de l’Institut national du Patrimoine
Béatrice Joyeux-Prunel et Nadeije Laneyrie-Dagen, avec la collaboration de Charlotte Guichard (IHMC)
S1 et S2, 6 ECTS par semestre
Code GPS : ARTS-MM-HAND5-S1 / ARTS-MM-HAJP4-S2

Ce cours – plutôt un atelier participatif qu’un cours à proprement parler – est destiné à un très petit groupe (5-6 personnes) d’élèves, ou anciens élèves, diplômants ou anciens diplômants, ou encore étudiants extérieurs (ces derniers, recrutés après demande par courriel adressée avant le 25 septembre à beatrice.joyeux-prunel@ens.fr). Ces étudiants sont déterminés à présenter le concours de l’INP en histoire de l’art, en 2017 ou en 2018. Sauf exception, ils suivent le « cours méthodique » (voir enseignements destinés en particulier aux élèves de première année) qui balaie l’histoire de l’art occidental des origines à nos jours et prépare à la dissertation générale. Dans la « Séance ++ » sont abordés, à partir des exposés des étudiants, des points monographiques concernant l’histoire de l’art, l’historiographie de la discipline et, surtout, des questions professionnelles tenant à la vie des musées. La « Séance ++ » prépare à la dissertation générale et à l’épreuve orale. Elle s’accompagne d’un tutorat avec devoirs sur table et oraux blancs, en particulier à l’automne, où certains étudiants, après l’écrit de l’INP, se préparent aux épreuves orales.
L’engagement et l’assiduité (sauf stage à l’étranger) sont indispensables. Inscription préalable auprès de Mme Laneyrie-Dagen (nadeije.laneyrie-dagen@ens.fr>

(DATES, PÉRIODICITÉS ET HORAIRES AMÉNAGEABLES, SELON LA CONVENANCE MAJORITAIRE DES ÉLÈVES).
S1 (JUSQU’EN FÉVRIER) : LE JEUDI PAR QUINZAINE, 17H00 –19H00
S2 : LE MARDI MATIN PAR QUINZAINE, 10H30-12H30
PREMIÈRE SÉANCE : 6 OCTOBRE À PARTIR DE 16H30 EN SALLE WEIL.
CE COURS ÉTANT LIÉ À UN ENSEIGNEMENT DE CONCOURS, IL NE S’INTERROMPT PAS AU MOIS DE JANVIER.
VALIDATION : ASSIDUITÉ ET PARTICIPATION TRÈS ACTIVE (EXPOSÉS, ORAUX BLANCS, DEVOIRS… )


Couvertes–découvertes : ce que montrer veut dire
Nadeije Laneyrie-Dagen
S2, hebdomadaire, 6 ECTS
Code GPS : ARTS-MM-HALD1-S2

Sur les cimaises des musées aujourd’hui, les tableaux accrochés sont rendus aussi visibles que possible par des artifices d’éclairage et des conditions d’installation que l’on espère optimales. Mais l’art, aussi paradoxal que cela puisse apparaître aujourd’hui, n’a pas toujours été fait pour être vu. Du moins, il n’a pas été fait pour être vu toujours, ni par tous. Des dispositifs isolaient les images dans des lieux cachés des demeures, les dissimulaient par des rideaux qu’on tirait ou refermait selon les moments. C’est cette histoire – en fait non pas seulement celle des artifices physiques, mais aussi des dispositifs mentaux (jeux confidentiels de double sens) – que nous tâcherons de retracer, sur le long terme. Un premier séminaire, en 2016, a permis de conduire cette étude du point de vue de la peinture religieuse. Le séminaire de 2017 se focalisera sur la peinture érotique : comment Philippe II, roi chrétien, peut-il avoir des erotica dans sa demeure ? Comment les Farnese peuvent-ils montrer les amours des dieux à la voûte de leur palais dans la Rome post-tridentine ? Et quels dispositifs de monstration et de dissimulation, depuis le XVIe siècle, ont précédé le fameux tableau à couverture l’Origine du monde, de Courbet ? La réflexion nous conduira à examiner des questions de technique (le passage du dessin à la gravure), de conservation (la constitution de « Musées secrets », d’ « enfers »), et d’édition (gravures à tirettes).

MARDI 10H00-12 H00, SALLE DES ACTES
PREMIÈRE SÉANCE : 31 JANVIER 2017
VALIDATION PAR DEVOIR ÉCRIT.

Professeur invité

Paula Barreiro Lopez, université de Barcelone
Invitation à l’ENS dans le cadre du LabEx TransferS, projet Artl@s, mai-juin 2017

Paula Barreiro-Lopez est spécialiste des modernités artistiques en Espagne et en Amérique latine depuis les années 1940. Auteure de deux livres sur l’abstraction et l’avant-garde espagnole sous le franquisme (La abstracción geométrica en España (1957-1969), Madrid, CSIC, 2009, et Arte normativo español. Procesos y principios para la creación de un movimiento, Madrid, CSIC, 2006), elle a également étudié les milieux de la critique d’art - très actifs lors des grandes expositions internationales comme les Biennales (à apparaître en 2016 : Avant-garde Art and Criticism in Francoist Spain, Liverpool University Press). Elle coordonne à l’univ. de Barcelone un programme d’histoire transatlantique de l’art entre Espagne et Amérique latine (publication en 2015 : Paula Barreiro López et Fabiola Martínez (eds), Modernidad y Vanguardia. Rutas de intercambio entre España y Latinoamérica, Madrid, Museo Reina Sofía ; voir http://modernidadesdescentralizadas.com/en/ ). Paula Barreiro-Lopez interviendra à l’ENS dans le cadre du projet Artl@S sur les Biennales.

Cours d’introduction générale à l’art espagnol sous le franquisme
Paula Barreiro Lopez, université de Barcelone

Ce cours étudiera les rapports, négociations et « collisions » entre les mouvements d’avant-garde et le système dictatorial espagnol (dirigé par le général Francisco Franco entre 1939 et 1975) entre les années 1950 et la fin de la dictature. Plusieurs artistes et groupes d’artistes (Pablo Picasso, Joan Miró, Antonio Saura, Antoni Tapies, Equipo 57, Equipo Crónica, Juan Genovés, Grup de Treball, etc.), ainsi que les mouvements artistiques de l’époque seront abordés de cette perspective, de l’art informel, l’abstraction géométrique et des diverses variétés de réalisme de l’époque, à la figuration narrative, l’art cinétique et l’art conceptuel. On analysera également le rôle des échanges internationaux dans la création, le développement et l’activation idéologique de ces tendances. Paris, Zurich, Rome, Venise, São Paulo ont été des villes très importantes pour la construction identitaire de l´avant-garde en Espagne, via des échanges directs avec des créateurs et des critiques de ces métropoles - comme Max Bill, Gilles Aillaud, Michel Tapié, Giulio Carlo Argan, Pierre Restany, etc. Le cours permettra d’expliquer les mouvements artistiques développés en Espagne, mais aussi de problématiser le concept même d’avant-garde et son rapport avec la politique et l’idéologie des années 1950 aux années 1970.

6 SÉANCES DE 3 HEURES, LE MARDI DE 10h30 À 13H30 EN SALLE DE CONFERENCES, 46 rue d’Ulm.

Dates : 25 AVRIL, 2 MAI, 9, 16, 23 ET 30 MAI 2017. Entrée libre aux auditeurs, dans la limite des places disponibles.

VALIDATION : À VOIR AVEC MME BARREIRO.

École de printemps en histoire de l’art : « L’imaginaire »

Coordination : Béatrice Joyeux-Prunel, en lien avec Charlotte Guichard (IHMC/ ENS), Nadeije Laneyrie-Dagen, Michela Passini (IHMC/ENS)
S2, 8 -13 mai 2017, Genève, 6 ECTS
Code GPS : ARTS-MM-HAJP5-S2

(Attention : participation sur sélection étroite : un à trois étudiants)

Au printemps 2017 aura lieu, à Genève, la 15ème « École internationale de printemps en histoire de l’art ». Il s’agit d’une manifestation unissant des institutions universitaires de plusieurs pays (Allemagne, Canada, États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Japon ; et, pour la France, l’université de Paris-Ouest Nanterre et l’ENS) et à destination des étudiants du master 2 à la fin du doctorat (les jeunes post-doc sont admis à candidater). Inscrite dans le Réseau international d’histoire de l’art (RIFHA) soutenu en France par l’INHA, chaque « École » a un thème, sur lequel les étudiants sont invités à proposer une communication. L’appel à communication sera lancé en novembre ou au commencement de décembre. La participation à ce colloque (voyage, séjour) est prise en charge par l’ENS et l’université organisatrice.
Contact : Béatrice.joyeux-prunel@ens.fr

UNE SEMAINE, 8-13 MAI 2017 (DATES À CONFIRMER. IL SERA INDISPENSABLE D’ARRIVER LA VEILLE)
VALIDATION : SÉLECTION PAR LE JURY INTERNATIONAL, ET INTERVENTION.

Séminaire SACRe (Sciences Arts Création Recherche)

Ce séminaire est réservé aux doctorants artistes ou théoriciens de SACRe (ED 540) et il « tourne » sur 6 institutions.
Voir la rubrique SACRe sur le site du DHTA ou sur celui de PSL.

Responsable : Nadeije Laneyrie-Dagen, en collaboration avec les enseignants des Écoles d’art
S1 et S2 (séminaire insécable, par quinzaine sur l’année), non validable
Code GPS : ARTS-MM-HALD2-A

LE VENDREDI, JOURNÉE ENTIÈRE OU APRÈS-MIDI SELON CALENDRIER, DEUX FOIS PAR MOIS EN MOYENNE D’OCTOBRE A JUIN. PRÉCISIONS À LA RENTRÉE SUR LE CALENDRIER, LES LIEUX ET LE PROGRAMME.

Enseignements accueillis
(professeurs associés)

Lire les livres et les revues comme des objets culturels
Evanghelia Stead
S1, 3 ECTS
Code GPS : ARTS-MM-HAES-S1

Dans la continuité de l’année 2015-2016, ce séminaire considérera les livres, les revues et les estampes comme des objets culturel parlants et complexes en Europe et ailleurs portant en eux « les bornes de leur possible réception », selon le mot de Roger Chartier concernant les livres (Pratiques de la lecture, 1985:79). En partant de la matérialité et des relations intersémiotiques, il réfléchira aux usages et aux publics. Le séminaire encourage en effet le dialogue entre plusieurs disciplines (littérature comparée, histoire de l’art, histoire, médiologie et études culturelles) et fait place à la lecture et à l’interprétation. Il accueillera cette année des études allant des œuvres marquantes aux mythes et aux motifs, leur transmission et leur circulation en Europe et en dehors des frontières européennes, et fera place à la manière dont ils sont transmis, lus, relus et retravaillés à travers différents supports et moyens, que ce soit dans des éditions et des tirages de luxe ou dans la presse imprimée.
Séminaire ouvert aux étudiants à partir du Master. Le programme des séances est disponible ici.

LE SAMEDI MATIN DE 10H À 13H EN SALLE WEIL
LES 8 ET 15 OCTOBRE, 5, 12 ET 19 NOVEMBRE, 10 DÉCEMBRE, 21 JANVIER, 4 FÉVRIER.
VALIDATION : PRÉCISÉE À LA PREMIÈRE SÉANCE.


Dans l’atelier. Matières, formes et savoirs du travail artistique (XIIIe-XIXe siècles)
Charlotte Guichard (ENS-IHMC) et Etienne Anheim (EHESS)
S1 et S2 (insécable). 6 ECTS pour l’année
Code GPS : ARTS-MM-HACGAL-A

L’atelier est le lieu par excellence du travail artistique entre le XIIIe et le XIXe siècle. Il est à la fois un espace matériel, une unité de vie et un creuset des formes. Pourtant, il reste souvent un monde en soi aux yeux de la tradition historiographique, c’est-à-dire une unité close sur elle-même, qui recèle le secret du travail artistique en même temps qu’il le dissimule. Ce séminaire propose d’ouvrir l’atelier, pour en décrire le fonctionnement et les transformations dans la longue durée. Comment comprendre l’omniprésence des pratiques collectives dans l’atelier au moment même où se singularisent la figure de l’artiste et la valeur de l’art ? Comment articuler savoirs des formes, expérimentations techniques et artistiques dans l’atelier ?
En confrontant l’histoire de l’art aux autres sciences sociales et à l’expertise des sciences de la conservation et de la restauration, on interrogera les formes du travail collectif, la construction de la valeur, l’élaboration et la transmission de savoirs et de savoir-faire dans les pratiques artistiques. L’atelier sera ainsi le terrain d’expérimentation pour une archéologie matérielle, visuelle et intellectuelle de l’art. Le séminaire proposera des études de cas, menées à partir de travaux en cours, qui seront mises en perspective tout au long d’une enquête historiographique sur la notion d’atelier et les conditions de l’innovation, entre arts et savoirs, dans l’Europe médiévale et moderne.

MARDI 10H-12H, SALLE DE SÉMINAIRE DE L’IHMC (ESCALIER D, 3E ÉTAGE) PREMIÈRE SÉANCE LE 8 NOVEMBRE, PUIS LES 22 NOVEMBRE, 6 DÉCEMBRE 2016, 3, 10 ET 31 JANVIER 2017, 21 FÉVRIER, 7, 21 ET 28 MARS, 18 AVRIL ET 2 MAI.
VALIDATION : PRÉCISÉE À LA PREMIÈRE SÉANCE.

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