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Mardi 25 avril 2017, 19h-21h - discussion autour du livre d’Alexandre Kazerouni, avec Béatrice Joyeux-Prunel et François Mairesse

À l’occasion de la parution aux Presses universitaires de France du livre d’Alexandre Kazerouni,

Le Miroir des cheikhs.

Musée et politique dans les principautés du golfe Persique

La Chaire Moyen-Orient Méditerranée de PSL et le Département d’Histoire et de Théorie des arts de l’École normale supérieure, PSL, organisent un débat sur les usages du musée en sciences humaines et sociales à partir du cas des principautés du golfe Persique.

Béatrice Joyeux-Prunel, maître de conférences HDR à l’Ecole normale supérieure, mènera la discussion avec Alexandre Kazerouni, l’auteur, chercheur post-doctorant à l’École normale supérieur, Chaire Moyen-Orient Méditerranée de PSL, et membre du Centre Jean Pépin (CNRS), de ses conclusions et de la méthodologie de recherche employée, en compagnie de François Mairesse, professeur en économie de la culture et en muséologie à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle.

Cette méthodologie part du musée pour révéler des éléments insoupçonnés de la vie politique intérieure et extérieure des pays du Golfe Persique, faisant du musée une porte d’entrée particulièrement originale pour la science politique.

Le mardi 25 avril 2017, de 19h à 21h À l’École normale supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris en Salle des Actes (escalier A, 1er étage)

L’association entre les mots "Golfe" et "culture" est nouvelle, et elle étonne, tant elle contredit l’image habituellement associée aux principautés du golfe Persique. La multiplication des annonces de musées à forte visibilité internationale au Qatar et à Abou Dhabi en a été la forme la plus éclatante ces dernières années. Or, ces musées-miroir, comme Alexandre Kazerouni les appelle, n’ont pas émergé dans un désert culturel. Dès les années 1970, ces États de la rive sud du golfe Persique s’étaient déjà tous dotés d’au moins un grand musée national, des musées d’archéologie et d’ethnographie locales qu’il désigne par l’expression de musées-racine.

En comparant ces deux modèles, et en faisant le constat de leur juxtaposition sur les territoires du Qatar et d’Abou Dhabi, Alexandre Kazrouni montre comment de la deuxième guerre du Golfe (1990-1991) est né un nouvel ordre régional qui a non seulement mis à mal l’hégémonie saoudienne sur la péninsule arabique, mais a aussi modifié le rapport de force entre les familles régnantes et leurs propres sujets. En opérant une plongée dans la vie politique intérieure si mal connue du Qatar et d’Abou Dhabi, Le Miroir des cheikhs donne à voir comment l’importation des marques culturelles du libéralisme peut nourrir l’exclusion politique des classes moyennes dans un régime autoritaire. Le dédoublement du parc des musées n’est en effet que la facette culturelle d’un dédoublement de l’État dans son ensemble qui marginalise la bureaucratie nationale dans ces deux principautés.

Salle des Actes, 45 rue d’Ulm, escalier A, 1er étage. Entrée libre.

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