séminaires d’élèves 2019-2020

, par Ingrid Pichon

• Nouvelles esthétiques du détournement dans les pratiques scéniques contemporaines

Corentin JAN (Prédoctorant DHTA - études théâtrales / LILA - études germaniques), Morgan GUILLOT-NOËL (Prédoctorante - Université Paris 10 Nanterre, études théâtrales), Rémi ORTUNO (Mastérien, Université Paris III - Sorbonne Nouvelle, études théâtrales), Salomé COQ (Prédoctorante DHTA, musicologie)
S1
TOUS LES DERNIERS MERCREDIS DU MOIS, DE 19H A 22H, DE SEPTEMBRE A DECEMBRE 2019. PRECISIONS À LA RENTRÉE.
Contact et infos : jan@clipper.ens.fr

On peut constater sur les scènes contemporaines un renouvellement des pratiques scéniques se fondant sur le détournement de matériaux divers : détournement du canon théâtral (Frank Castorf, Elfriede Jelinek), d’éléments issus de la pop culture (Angélica Liddell, Vincent Macaigne). De la même manière, la performance (Yoko Ono, Steven Cohen), le recours à des genres plus anciens comme le cabaret (Madame Arthur) ou certaines actions politiques usant de moyens spectaculaires (Voïna, Pussy Riots) emploient le même procédé. Ce travail s’inscrit dans une historicité plus large, notamment celle du situationnisme qui a lui-même défini cet usage : « [le détournement] s’emploie par abréviation de la formule : détournement d’éléments esthétiques préfabriqués. Intégration de productions actuelles ou passées des arts dans une construction supérieure du milieu. Dans ce sens il ne peut y avoir de peinture ou de musique situationniste, mais un usage situationniste de ces moyens. » (Internationale situationniste n°1). Rupture ou héritage, comment ces pratiques contemporaines se réapproprient-elles ce geste, entre dérision, ironie et subversion ? Le séminaire s’intéressera tant à la construction qu’à la réception de ces œuvres nourries entre autres de formes de détournement que l’on peut retrouver sur internet (memes, gifs, montages…).

 

Gestes de cinéma documentaire – Déplacements, Lucie Leszez (Grenoble-Alpes), Lucile Combreau (LILA, Toulouse Jean Jaurès, Paris 3), Mariya Nikiforova (Lightcone)
S1 et S2

CALENDRIER : 3EME MERCREDI DU MOIS D’OCTOBRE 2019 A JUIN 2020. HORAIRE PRECISÉS EN SEPTEMBRE.
Contact et infos : lucieleszez@gmail.com

Ce séminaire d’élèves, ouvert à tou.te.s, propose de questionner la portée critique, politique et poétique de gestes cinématographiques, lorsque les cinéastes négocient avec le réel et l’histoire pour les remettre en jeu, inventent des formes nouvelles, décadrent le regard. Il s’agit de s’intéresser à des démarches de cinéma documentaire où filmer le réel signifie penser avec le réel, depuis et avec celui-ci, dans son historicité. Les séances seront organisées autour de projections de films (en numérique, 16 mm ou super 8) et de rencontres avec des cinéastes invités. Nous continuerons d’interroger cette année les spatialités singulières des films, des lieux filmés à partir de gestes cinématographiques faisant lien entre espaces et imaginaires, territoires et mémoires.

 

• Penser la création contemporaine dans le Cône Sud, Ignacio Albornoz (Paris 8, EDESTA, ESTCA), Claire Allouche (Paris 8, EDESTA, ESTCA), Leslie Cassagne (Paris 8, EDESTA, Scènes du monde), Célia Jésupret (Lyon 2, ED3LA, Passages), Baptiste Mongis (IHEAL)
S1 et S2

Contact et infos : allouche.claire@gmail.com

Nous sommes doctorants en études cinématographiques, danse, théâtre, arts visuels et sciences humaines mais également latinophiles : nous tournons nos regards et nos recherches vers l’Argentine, le Brésil, le Chili et l’Uruguay. C’est la raison pour laquelle il nous importe d’interroger les créations artistiques contemporaines dans le Cône Sud, à travers l’observation de formes et d’espaces artistiques - c’est-à-dire des films, pièces de théâtre, de danse, mais aussi des interventions artistiques, des lieux de création et de rencontre tels que des festivals ou des centres culturels -, tout en problématisant le contexte socio-politique de leur émergence. Au fil des séances de l’an passé, nous nous sommes notamment intéressé aux relations entre praxis artistique dans un cadre de production indépendant et construction d’une pensée générationnelle s’émancipant des attentes des grands centres de création. Le programme de cette année, encore en construction, prolongera ces réflexions, en dialogue avec des artistes invité.e.s. mais également à travers des temps de recherche et questionnements communs.

 

ENS Culture - White Kub, Clément Mariage, Agathe Bonnin.
S1 et S2
Contact et infos : clement.mariage@ens.fr

White Kube - ENS culture organise pour la troisième année consécutive des visites et des rencontres dans diverses institutions culturelles parisiennes ou franciliennes, pour faire découvrir à celles et ceux qui le désirent les différentes facettes du monde de l’art et de la culture d’aujourd’hui. Il s’agit de découvrir et cerner les différents enjeux auxquels sont confrontés les institutions culturelles : accessibilité des publics, financements (privés et/ou publics), communication, conservation, programmation... Ainsi, chacun·e pourra découvrir de l’intérieur, au cours de plusieurs visites que nous organiserons au cours de l’année, le fonctionnement de musées, de fondations privées, de galeries, mais également de théâtres, de salles de concert ou même de centres culturels polyvalents.

Trois conférences devraient également avoir lieu à l’ÉNS pour aborder d’un point de vue plus théorique certains des grands enjeux actuels auxquels sont confrontés les institutions culturelles françaises.

 

 

• Atelier-laboratoire : Performer la pensée, Chloé Lavalette (SACRe / ED 540) et Chloé Galibert-Lainé (SACRe / ED 540)
S2

DATES ET LIEU COMMUNIQUÉS A LA RENTRÉE
Contact et infos : galibert@clipper.ens.fr, chlolavalette@gmail.com

’atelier-laboratoire Performer la pensée propose un espace d’expérimentation et de réflexion autour des formes de mise en partage d’une recherche artistique ou universitaire avec un public non initié. Au cours des deux années précédentes, deux médiums se sont imposés comme des outils méthodologiques privilégiés : l’improvisation au plateau, nourrie de pratiques performatives, théâtrales ou chorégraphiques, et la dramaturgie de l’essai vidéo. Les improvisations permettent de sortir de nos routines méthodologiques, d’assumer la vulnérabilité d’une pensée en train de se faire, de se surprendre à inventer de nouvelles articulations : elles constituent des dramaturgies instantanées utiles à éclairer nos processus de réflexion. L’essai filmique met en œuvre un travail dramaturgique plus approfondi qui se matérialise dans un objet fini. Pour sa troisième année, le séminaire Performer la pensée entend réunir un groupe de participant.e.s motivé.e.s à expérimenter, d’après leurs propres matériaux de recherche, à partir d’un aller-retour entre improvisation et dramaturgie plateau / vidéo. L’objectif de ce groupe sera de développer des protocoles et des dramaturgies susceptibles de nourrir leurs recherches et leurs pratiques de présentation de travaux. Ce travail suivi s’accompagnera de mises en formes écrites et de la constitution collective d’un corpus théorique. Les séances prendront la forme de plusieurs week-ends de travail organisés entre mars et mai 2020. Ce travail collectif aboutira à une restitution publique lors d’une journée d’étude organisée à l’ENS. Voir impérativement les modalités pratiques et le programme du séminaire sur le site du DHTA et du laboratoire SACRe.